Les trois produits
- Huile essentielle (HE)
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Liquide aromatique très concentré obtenu par distillation à la vapeur d’eau d’une plante (ou par expression à froid pour les zestes d’agrumes). Riche en molécules actives, donc puissante : elle se manie avec précaution et ne s’utilise quasiment jamais pure.
- Huile végétale (HV) / huile porteuse
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Corps gras issu de la pression de graines, noix ou fruits oléagineux (amande douce, jojoba, noyau d’abricot…). Elle sert de support pour diluer les huiles essentielles avant application sur la peau, et possède ses propres qualités cosmétiques.
- Hydrolat (eau florale)
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Eau aromatique récupérée à la distillation d’une plante, une fois l’huile essentielle séparée. Beaucoup moins concentré que l’HE : plus doux, mais aussi plus fragile et périssable.
Identité & composition
- Chémotype (CT)
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Variation chimique d’une même espèce botanique selon son terroir et ses conditions de croissance. Deux huiles de la même plante peuvent avoir des compositions — et des profils de sécurité — très différents (par exemple le thym à thymol et le thym à linalol).
- Famille biochimique
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Grand groupe de molécules aux propriétés communes : phénols, cétones, monoterpènes, esters, oxydes (comme le 1,8-cinéole)… La famille majoritaire oriente les usages réputés et les précautions d’une huile.
- Partie distillée
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Organe de la plante dont est extraite l’huile : feuille, fleur, zeste, racine, bois… Une même plante peut donner des huiles différentes selon la partie utilisée.
- Profil olfactif
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Description de l’odeur d’une huile (fraîche, boisée, florale, camphrée…). Utile pour composer des mélanges agréables et reconnaître une huile.
- pH
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Mesure d’acidité renseignée surtout pour les hydrolats, souvent légèrement acides. C’est un repère pour leur usage et leur conservation.
Usages & voies
- Dilution
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Mélange d’une huile essentielle dans une huile végétale avant application cutanée. La dilution réduit le risque d’irritation ; les proportions dépendent de l’huile, de la zone du corps et de la personne. Les huiles essentielles ne s’appliquent quasiment jamais pures.
- Voie cutanée
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Application sur la peau, toujours diluée dans une huile végétale. C’est l’une des voies les plus courantes en aromathérapie de bien-être.
- Voie orale
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Prise par la bouche. Voie délicate et risquée, réservée à un avis et à un cadre professionnels : pas d’automédication par voie orale.
- Diffusion atmosphérique
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Dispersion d’huiles dans l’air ambiant à l’aide d’un diffuseur, par séances courtes et dans une pièce ventilée. À adapter, voire éviter, en présence d’enfants, de femmes enceintes ou d’animaux.
- Inhalation
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Respiration des molécules aromatiques, à sec (mouchoir, stick olfactif) ou par voie humide (bol d’eau chaude). Voie respiratoire à pratiquer avec prudence, surtout chez les personnes sensibles.
Sécurité
- Photosensibilisation
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Réaction de la peau exposée au soleil après application de certaines huiles, surtout les agrumes pressés à froid (bergamote, citron…). Elle peut provoquer taches ou brûlures : on évite le soleil après application cutanée.
- Dermocausticité
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Capacité de certaines huiles (origan, cannelle, girofle…) à irriter ou brûler la peau et les muqueuses lorsqu’elles sont appliquées pures ou trop concentrées. D’où l’importance de la dilution.
- Allergènes
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Composants naturels (linalol, limonène, géraniol, eugénol…) susceptibles de déclencher une réaction allergique chez les personnes sensibles. Leur présence est signalée à titre de précaution.
- Test cutané (touche d’essai)
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Geste de prudence : appliquer une petite quantité de mélange dilué sur une zone discrète et attendre, afin de repérer une éventuelle réaction avant un usage plus large.
- Monopole pharmaceutique
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Statut réglementaire français : 15 huiles essentielles (décret n° 2007-1198) ne peuvent être vendues qu’en pharmacie, en raison de leur toxicité potentielle.
Repères Aromarium
- Synergie
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Association réfléchie de plusieurs huiles (et parfois d’hydrolats) dont l’effet combiné est recherché pour un objectif de bien-être précis.
- Niveau de preuve (A–D)
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Repère honnête indiquant à quel point une propriété d’usage est étayée scientifiquement, de A (preuve forte) à D (empirique). Il ne s’applique jamais à la sécurité, toujours traitée au niveau le plus prudent.
- DLUO
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Date limite d’utilisation optimale : période pendant laquelle un produit conserve ses qualités. Elle est plus courte pour les hydrolats, fragiles, que pour les huiles essentielles.
- Comédogénicité
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Tendance d’une huile végétale à obstruer les pores de la peau, exprimée par un indice de 0 (non comédogène) à 5 (très comédogène). Utile pour choisir une HV selon son type de peau.
- Norme ISO 4720
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Norme internationale fixant la nomenclature botanique officielle des huiles essentielles. Elle permet d’identifier sans ambiguïté l’espèce et le chémotype d’une huile.
Le vocabulaire, appliqué à vos flacons
Dans l’application Aromarium, chaque terme se retrouve directement sur les fiches : chémotype, voies, photosensibilité et statut de sécurité pour votre profil. La sécurité reste gratuite.
Pour aller plus loin : Méthodologie & sources · FAQ · À propos · Les huiles essentielles.
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